L’économie mondiale au bord du gouffre

Mieux vaut être informé, les humains ont

 

toujours aimé « courir sur la corde raide » ou

 

si vous préférez « sur le fil du rasoir » !!!…

 

L’économie mondiale au bord du gouffre

 

Le 14 juin 2013

 

Pierre

 

Hillard

 

Docteur en science politique et essayiste.

 

Le diplomate Charles-Maurice de Talleyrand se plaisait à répéter que « la vraie force est de savoir 

 

se limiter ». Ceci est vrai dans tous les domaines, y compris l’économie. Cependant, l’esprit de

 

lucre qui anime les hautes sphères de la finance conduit à accumuler des richesses complètement

 

déconnectées de l’économie réelle. La bulle de la dette enfle, atteignant un niveau jamais vu

 

dans l’histoire du monde. Il est utile d’avoir à l’esprit quelques chiffres clés résumant la situation

 

économique sans issue dans laquelle se trouve l’humanité. Cher lecteur, accrochez-vous quant au

 

nombre de zéros.

 

On estime que le PIB total mondial tourne autour des 70.000 milliards de dollars tandis que le

 

montant total des dettes est estimé à 190.000 milliards de dollars. Cette dette a doublé en une

 

dizaine d’années. En y regardant de plus près, on constate que le cas américain est absolument

 

explosif. En effet, les 25 plus grandes banques américaines détiennent pour 212.525 milliards de

 

dollars de produits dérivés en 2013 (produits dérivés à l’origine de la crise de 2007/2008). Or, le

 

total des avoirs de ces banques atteint les 8.900 milliards de dollars. Le ratio est donc de 24 à 1.

 

En élargissant ces produits dérivés à l’ensemble du monde, la fourchette va de 600.000 milliards à

 

1.500.000 milliards de dollars. En gardant l’estimation haute, le ratio par rapport au PIB mondial

 

total est de 21 à 1.

 

La situation américaine est révélatrice de l’effondrement en cours du système. Le plafond de la

 

dette avoisinant les 17.000 milliards de dollars (environ 1.000 milliards de dollars au début des

 

années 1980), les Républicains majoritaires à la Chambre refusent de relever le chiffre butoir. En

 

procédant à des acrobaties financières pour éviter le défaut de paiement du pays (suspension de

 

versement d’intérêts, etc.), les mesures prises par le secrétaire au Trésor américain, Jacob Lew,

 

permettent de prolonger « la bête » jusqu’au 2 septembre 2013. L’espoir d’un règlement temporaire

 

réside dans une hypothétique entente entre Républicains et Démocrates. Il est symptomatique

 

de rappeler que le premier mandat du président Obama a accumulé plus de dettes au niveau du

 

gouvernement fédéral que ne l’ont fait les 42 mandats des présidents américains, de George

 

Washington à Bill Clinton. En poursuivant l’auscultation, la compilation de tous les passifs des

 

dettes américaines (État fédéral, États fédérés, local) est aujourd’hui supérieure à 56.000 milliards

 

de dollars. Au début des années 1970, le chiffre était de moins de 2.000 milliards de dollars.

 

La paupérisation de la population américaine est un phénomène majeur. Comme le révèle le

 

bureau de recensement américain (US Census Bureau), 146 millions d’Américains (pour une

 

population de 315 millions d’habitants) sont classés comme « pauvres » ou disposant de « bas 

 

revenus ». Cet organisme précise aussi que 49 % des Américains disposant d’une résidence sont

 

bénéficiaires d’allocations en tout genre de la part du gouvernement fédéral américain. En 1983, la

 

proportion était de moins d’un tiers. Alors que les médias officiels s’excitent sur les pourcentages

 

du chômage (falsifiés) oscillant entre 7,6 % et 7,7 % de la population active, les vrais chiffres

 

révélant l’incapacité à vivre décemment en fonction d’un salaire sont les suivants : 47 millions

 

d’Américains dépendent des coupons alimentaires. Quand Barack Obama est arrivé au pouvoir pour

 

son premier mandat, ils n’étaient « que » 32 millions d’Américains. Le corps économique américain

 

est complètement métastasé. Sous l’impulsion de Bernanke, le patron de la Fed (Federal Reserve 

 

Bank), on injecte chaque jour, dans le cadre du Quantitative Easing (assouplissement quantitatif),

 

4 milliards de dollars pour tenir à bout de bras une économie moribonde. Wall Street est devenu

 

un immense casino et les États-Unis une « salle de shoot » à ciel ouvert. Si Bernanke débranche la

 

perfusion, c’est l’effondrement ; s’il la maintient, c’est l’overdose. Deux manières de mourir.

 

Alors qu’en même temps, les économies chinoise et japonaise présentent des faiblesses de plus

 

en plus visibles (contraction de la production manufacturière en Chine…), sans parler de l’UE

 

et de l’euro, il faut garder à l’esprit que cet effondrement économique américain en cours et, par

 

répercussions, planétaire (ainsi que celui du dollar) est un outil pour passer à la vitesse supérieure :

 

les tentatives de création d’une gouvernance mondiale. Selon le bon vieux précepte ordo ab chao

 

(« l’ordre naît du chaos »), il s’agit de faire table rase du passé pour reconstruire sur des bases

 

nouvelles. Dans le cas américain, l’objectif est la création d’un bloc unifié nord-américain (North

 

American Community) (4) faisant le pendant à l’UE. Pareil à un pont constitué de deux piliers, le

 

marché transatlantique est appelé à devenir le tablier réunissant les deux rives de l’Atlantique.

 

COMMENTAIRES :

 

Maurice Joly · Meilleur commentateur · Région de Bruxelles-Capitale

 

Pour masquer cette dégringolade, on jette en pâture le foot et autres sports religieux de masse,

 

les séries idiotes de l’après midi, les « the Voice » et autres télé réalité absconses. En fait, on donne

 

un max de la « boîte à lumière » qui hypnotise et qui calme le bon peuple. Qui l’endort même en le

 

faisant grossir.

 

Hippone le Bônois · Travaille chez CG13

 

l’ordre après le chaos . j’espère ne pas attendre beaucoup de temps au point ou on est VIVEMENT

 

LE CHAOS

 

Philippe Lerda · Meilleur commentateur

 

J’ai horreur des marchands de malheur et des gourous de secte qui annoncent la fin du monde

 

surtout quand ils ne prouvent rien…mais là c’est excellent. Cet article est sans appel car il résume

 

en quelques chiffres une réalité que l’on cherche à nous masquer alors que tous les éléments les

 

plus évidents sont réunis pour annoncer le chaos. Je rajouterai à ce constat la folie des dépenses

 

militaires américaine qui à elles seule représentent la moitié du budget militaire mondial alors que

 

son PIB est loin de représenter la moitié du produit mondial. Le plus inquiétant à mes yeux est la

 

disproportion phénoménale entre l’économie réelle et spéculative, là est la clé de la compréhension

 

de la situation économique actuelle qui explique le gouffre se créant entre une minorité qui

 

s’enrichit encore plus au détriment d’une majorité de plus en plus pauvre et de plus en plus

 

nombreuse. Devant un tel constat, il faut endormir les foules, les droguer et quand on sait ce qu’est

 

l’Afghanistan aujourd’hui, on comprend mieux la logique de guerre américaine…

 

Ivan Smolensky · Meilleur commentateur · Directeur général à Ajouter Entreprise de Salut Public

 

C’est vrai l’optimisme c’est la meilleure des thérapies. Cela me rappelle l’histoire de ce pauvre

 

homme tombé du dernier étage d’un gratte-ciel qui lorsqu’il passe devant chaque étage dit : « jusque

 

là tout va bien ». On peut avoir des interrogations : mais pourquoi y-a-t-il des handicapés, est-ce la

 

nourriture? Mais voilà la bonne question. Qui distribue l’infâme bouffe que nous absorbons. Mais

 

pardi les sociétés dépendant des grands groupes financiers et derrière ces grands groupes qui donc?

 

Monsanto? D’autres? C’est bien là où il faut chercher qui derrière tout çà et éviter de se mettre la

 

tête dans le sable. Ce n’est pas faire preuve de catastrophisme que de dénoncer ceux qui profitent

 

du système et vous procurent du pain (de mauvaise qualité) et des jeux (souvent débiles). Il y a

 

deux sortes de gens, ceux qui disent mais tout ne va pas si mal et ceux qui disent voilà où est le

 

mal, combattons-le. Pour combattre, les causes ne manquent pas : la famille, les lois en gestation, la

 

malbouffe.

 

Ivan Smolensky · Meilleur commentateur · Directeur général à Ajouter Entreprise de Salut Public

 

Le Nouvel Ordre Mondial : la nébuleuse organisation qui crée le désordre avant d’instituer un ordre

 

planètaire. Mais chacun sait que cette étape passera par une période de troubles majeurs, voire une

 

guerre mondiale et que ce processus est voulu d’abord pour réduire la population de la planète et

 

surtout pour la réduire au niveau de ses institutions pour en faire un homme universel dépendant du

 

seul ordre mondial/ pour cela on crée les déséquilibres, les économies qui se délitent, on favorise

 

les migrations sources de guerres internes puis internationales et on s’attaque aux fondements

 

de la société elle-même : la famille par la libération des moeurs, la banalisation du sexe, la libre

 

disposition des drogues nécessaires pour niveler les esprits.

 

Voila en gros le schéma de cet ordre mondial qui se sert de courroies de transmission, guide les

 

politiques, gangrène les économies. Qui se cache derrière ce Nouvel Ordre Mondial? Trouver la

 

réponse c’est déja le combattre.

 

Christian d’Alayer · Meilleur commentateur

 

Deux phénomènes se sont cumulés depuis l’an 2000 pour nous amener, nous Occidentaux, à ce

 

déclin brutal annoncé : un, les termes de l’échange se sont très brutalement retournés en notre

 

défaveur, avec la baisse du prix des productions industrielles (concurrence asiatique) et la hausse

 

du prix des matières premières : le 10 décembre 1999, date exacte du prix le plus bas jamais atteint

 

par le pétrole, le barril était descendu à moins de 10 $ l’unité ! Quelques mois plus tard, il crevait les

 

100 $, l’ensemble des matières premières suivant le mouvement (voyez l’or par exemple) Souvenezvous ou apprenez qu’auparavant, l’Occident bénéficiait de termes de l’échange on ne peut plus

 

favorables, au point qu’on pouvait réellement dire que nous pillions les matières premières des pays

 

pauvres…

 

Deux, dans le même temps, l’Occident se lançait dans un néo-libéralisme revenchard après la chute

 

du mur de Berlin : en quelques années également, la part des salaires dans les coûts de production

 

s’effondrait à moins de 16% tandis que les entreprises coupaient en outre dans leurs dépenses de

 

R&D afin de mieux servir leurs actionnaires : des rendements supérieurs à 10% dans des économies

 

ne croissant, au mieux, que de 3 à 3,5%/an (encore moins en Europe)

 

Bref, nous aurions voulu nous suicider que nous n’y nous serions pas pris autrement : d’autant que

 

ce néo-libéralisme poussa nos dirigeants libéraux à casser tout un tas d’outils qui nous auraient

 

permis de faire face. Notamment le recours aux bons du trésor nationaux àlong terme pour

 

financer les dettes publiques : aujourd’hui, tous les Etats occidentaux sans exception ont des dettes

 

majoritairement à court et moyen terme. Qu’ils ne peuvent pas rembourser : ils font donc de la

 

cavalerie (emprunter pour rembourser) qui accroît mécaniquement leur endettement (environ 100 à 150 milliards €/an pour la France selon les taux d’intérêt) Tout ça uniquement parce que nous

 

avons interdit à nos Etats de recourrir aux bons vieux bons du trésor à 25 ans pour financer la dette

 

publique : l’Etat doit à présent se financer « sur le marché », donc auprès des banques. Que nous nous sommes égale

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