Si la « jeunesse » se manifeste pour avoir voix à son avenir, tout n’est peut-être pas perdu, nous les « vieux » ne devons-nous pas alors les soutenir ?…

Si la « jeunesse » se manifeste pour avoir voix

 

à son avenir, tout n’est peut-être pas perdu,

 

nous les « vieux » ne devons-nous pas alors les

 

soutenir ?…

 

Alix, 20 ans, à Manuel Valls : «Je me suis

 

décidée à entrer en résistance»

 

Lettre ouverte à Manuel Valls :

 

Monsieur le Ministre,

 

Avec quelques 200 jeunes, et comme plusieurs centaines de personnes depuis quelques mois, j’ai

 

été embarquée, ou plutôt raflée, par vos forces de l’ordre, le soir du 26 mai, près de l’esplanade des

 

Invalides.

 

Mon crime ? Être restée paisiblement chanter et discuter avec quelques amis avant de vouloir

 

quitter les lieux vers 22 h. Pour ce délit de la pire espèce, 23 h de garde à vue.

 

Je souhaiterais comprendre, Monsieur le Ministre, pourquoi plus de deux cents jeunes, pour la

 

plupart pacifiques, furent placés cette nuit en garde à vue, alors qu’une vingtaine seulement de

 

hooligans, véritables casseurs provoquant en quelques heures plus d’un million d’euros de préjudice

 

lors du rassemblement le 13 mai au Trocadéro, furent arrêtés.

 

Quelles vitrines brisées, combien de voitures brûlées, en cette journée du 26 mai alors que des

 

centaines de milliers de manifestants défilaient dans les rues ?

 

J’aimerais connaitre les raisons pour lesquelles certains policiers (pour ne pas dire la plupart) en

 

viennent à nous avouer leur désarroi et leur désaveu, face aux ordres reçus. La priorité des forces de

 

l’ordre n’est-elle pas d’assurer la sécurité des citoyens ?

 

Nos chants et nos slogans sont-ils de réelles menaces pour notre pays ?

 

« Contrairement à ce que vous espériez, le traitement que vous nous avez infligé, 

 

les coups, les gazages, les interpellations, les gardes à vue, massifs et abusifs, 

 

Je voudrais qu’on m’explique, pourquoi un traitement si répressif nous est réservé. Comment peuton gazer des familles, des jeunes dans des bouches de métro ou dans des paniers à salade ? Depuis

 

quand le port d’un sweat justifie-t-il une interpellation ?

 

Auriez-vous donc si peur de nous ?

 

Monsieur le Ministre, je ne suis qu’une jeune de 20 ans, étudiante en droit, ni nervi d’extrême

 

droite, ni violente militante, qui aime seulement son pays et croit en son avenir. C’est au nom de

 

mon attachement à la France, et pour défendre les valeurs auxquelles j’adhère, que je me suis

 

décidée à entrer en résistance, puisqu’il s’agit bien de cela aujourd’hui.

 

Beaucoup de politiques regrettent que les jeunes s’abstiennent des grands débats ; plusieurs auteurs

 

nous ont exhortés à l’action, à l’indignation ; on ne cesse de décrier un individualisme grandissant,

 

n’ont fait que renforcer notre mobilisation et notre détermination. »

 

un égoïsme et une indifférence latents.

 

Pourtant, depuis plusieurs mois maintenant, la jeunesse de France s’est levée pour affirmer avec

 

force ses convictions ; pour défendre la cause de ceux que la loi a délaissés ; pour s’engager dans ce

 

qui aurait dû être des grands débats de société.

 

Au lieu de l’écouter, au lieu de nous respecter, vous avez fait passer en force une loi

 

bouleversant «notre civilisation» ; vous avez ridiculisé nos effectifs, minimisé notre force, redoublé

 

de mensonges, dans le seul espoir de nous décourager ; vous n’avez cessé de nous insulter,

 

taxant d’homophobe toute personne opposée à cette loi, dans la seule optique de décrédibiliser

 

notre mouvement ; vous vous êtes livrés à de sordides manipulations, et je pense notamment aux

 

infiltrations de policiers en civil chargés d’exciter et de provoquer les foules, afin de justifier vos

 

répressions policières dignes des pires régimes totalitaires.

 

Mais contrairement à ce que vous espériez, le traitement que vous nous avez infligé, les coups,

 

les gazages, les interpellations, les gardes à vue, massifs et abusifs, n’ont fait que renforcer notre

 

mobilisation et notre détermination.

 

Monsieur le Ministre, vous pouvez continuer à nous mépriser, à nous humilier autant qu’il vous

 

plaira, mais, parce que nos convictions et notre combat dépassent nos propres intérêts, parce que

 

nous ne voulons pas d’une société sans repères, et parce que nous sommes décidés à faire entendre

 

nos voix, soyez assuré que nous ne lâcherons rien. JAMAIS.

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